Nevado Sajama et Parinacota
Aujourd'hui, départ pour le camp de base du Nevado Sajama : nous embauchons un muletier (avec sa ñule) pour le port des sacs à dos (là aussi, il y a un tour de role établi dans le village).
Sur le chemin, nous passons tout près de quelques groupes de vigognes, pas très farouches. Comparées à leurs gros lourds de cousins les lamas, les vignoges font penser à des biches ou des gazelles :

Le camp de base du Nevado Sajama doit etre assez fréquenté en temps normal, mais à cause des problèmes actuels en Bolivie (barrages, manifs, aéroport de la Paz bloqué ...), nous sommes les seuls touristes au village et en montagne. Nous installons donc la tente dans le petit enclos de pierre qui est sans doute réservé à la cuisine quand il y a plusieurs groupes :

Nous dormons une nuit au camp de base (4 800 m) puis montons au camp d'altitude (5 680 m).
Nous y passons deux nuits (acclimatation) avant d'attaquer l'ascension.
(voir les détails techniques dans la page "Ascensions" de l'album photos, à droite).
A cause du froid et du vent, nous sommes obligés de faire demi-tour vers 6400 mètres, à environ 1 h du sommet. Grosse déception à la descente, mais ce n'était pas raisonnable de continuer.
De retour au village, nous commencons tout de suite à préparer l'ascension suivante : le Nevado Parinacota (6 342 m), une splendide pyramide blanche sur la frontière avec le Chili (on vous a déjà montré quelques photos).
C'est un sommet très facile techniquement, mais depuis le village, il faut marcher 7h dans le sable de la pampa pour arriver au camp de base. L'autre solution est de se faire rapprocher en 4x4 en 1h30, pour 80 $ ...
On fait les comptes et on décide d'opter pour la solution des flemmards, ce aui nous permettre de faire le sommet en 2 jours.
(voir les détails dans la page des Ascensions).
Cette fois, nous atteignons le sommet sans difficultés malgré un vent à écorner les lamas. Le cratère du volcan est très impressionnant !
... LA PHOTO VIENDRA PLUS TARD ! ...
Au retour, nous croisons nos premiers collègues touristes : deux catalans pas bavards et trois francais avec qui nous discutons un moment. Ils sont tous en route pour le Parinacota.
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