Tentative à lŽIllampu

Publié le par CATHENOD et LOHOU


Après plus de 4h de bus, dont 3 h sur une piste de montagne, nous arrivons à Sorata. La route est magnifique et, pour la première fois, nous voyons le lac Titicaca de près.
Sorata est une petite ville qui attire beaucoup de randonneurs :le climat y est plus doux qu'à La Paz (c´est à 2700 m d´altitude) et il y a beaucoup de circuits de trek ainsi que deux sommets importants : l´Illmapu et l´Ancohuma.
Nous passerons plus de 2 semaines à Sorata.

La place d armes, avec l'Ancohuma en toile de fond

Notre hotel est une ancienne demeure coloniale avec un jardin exotique dans le patio.

Notre chambre est plus grande qu´un studio parisien !Chambre Sorata

 

Deux maisons des guides concurrentes proposent leurs services (guides, porteurs, muletiers). Nous choisissons l´Association  des Guides, dont les tarifs sont plus intéressants.

Pleins d'ambition, nous décidons de nous attaquer à l'Illampu. C'est un sommet assez difficile (cotation D. Consideré comme le sommet le plus difficile de Bolivie). Nos diverses recherches sur internet et auprès quelques personnes à Sorata nous apprennent qu'il n'a pas encore été tenté cette année et qu'il n'aurait eu personne au sommet depuis trois ans.
Nous engageons un muletier (Fernando) pour les trois jours d'approche. Une fois de plus la randonnée qui mène au camp est magnifique.

Illampu


Au camp d'altitude, Fernando nous explique que le glacier a beaucoup changé depuis l'an dernier : le champ de crevasses et de pénitents que nous rencontrons là ou le sentier rejoint le glacier était l'an dernier une zone assez plane et régulière.

Nous tentons l'ascension après un jour de repos au camp d'altitude. Nous prévoyons 10 h de montée car notre camp est relativement bas (difficile de monter les sacs dans le champ de mines qu'est le glacier). 

Nous partons à 1 h du matin. Le cheminement est très difficile et nous arrivons au pied de la paroi vers 3 h. Nous attaquons dans la neige dure et la glace en tirant des longueurs. Malheureusement, après deux heures, Jonathan laisse échapper son piolet traction en plantant un pieu à neige. Le piolet disparait dans la pente en pleine nuit. Impossible de continuer avec 3 piolets pour deux. Nous sommes obligés de redescendre.
Nous retrouverons le piolet miraculeusement planté dans la neige en bas de la paroi, mais il est trop tard pour repartir. Comme dirons les alpinistes autrichiens que nous rencontrerons plus tard "La montagne ne voulait pas de nous ce jour là ".

En arrière-plan, la paroi de départ

Retour à Sorata un peu décus, mais contents quand meme des cinq jours de trek.

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Publié dans Voyage

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